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Étude comparée des interactions à visée d'apprentissage lors de séances de géométrie au cycle 3 de l’école primaire : le cas de la Polynésie française et de la Guyane française


Auteur(s) :  ROBO Eleda

Date de soutenance :  2021

Thèse délivrée par :  Université des Antilles

Section(s) CNU :  section 70 : Sciences de l'éducation

Sous la direction de :  Antoine DELCROIX & Rodica AILINCAI

Jury de thèse :  Line NUMA-BOCAGE ; Rodica AILINCAI ; Jean CHAUMINE ; Antoine DELCROIX ; Thomas FORISSIER ; Fabienne VENANT

 

"Partant du constat de similitudes et de différences des deux territoires que sont la Polynésie française et la Guyane française, cette étude interroge, dans une dimension comparative, la place des contextes dans l’enseignement de la géométrie au cycle 3 de l’école primaire. Ce choix disciplinaire est notamment motivé par la présence d’éléments en lien avec la géométrie dans les cultures propres aux territoires. Une première approche, permet d’interroger la contextualisation opérée par les enseignants et l’influence de celle-ci sur les interactions en situation d’enseignement-apprentissage. L’étude de pratiques effectives montre que la contextualisation opérée en géométrie est essentiellement « micro-situationnelle » et que les artefacts et gestes permettent de prolonger les échanges, d’éviter les ruptures communicationnelles et de participer au travail collaboratif. Dans une deuxième approche, les représentations des enseignants sur l’importance et le sens qu’ils attribuent à la contextualisation en mathématiques sont étudiées. Il apparait que les enseignants expriment le caractère indispensable de la prise en compte de l’environnement des élèves pour enseigner. Pourtant, les propositions d’exercices contextualisés qu’ils fournissent montrent en majorité des degrés de contextualisation relativement faibles. Ceci peut s’expliquer par la difficulté qu’il y a à réinterroger les activités mathématiques dans leur relation avec les contextes. De plus, il apparait que le domaine privilégié de contextualisation est celui qui est le plus relié à la vie quotidienne : « grandeurs et mesures ». Concernant la géométrie, les propositions d’enseignement contextualisés sont sans doute plus difficiles à concevoir, mais les propositions recueillies sont presque exclusivement d’un degré plus fort. Pour ce qui a trait aux contextualisations liées aux langues régionales, des exemples ne sont donnés qu’en Polynésie française. Dans une troisième approche, l’existence d’une contextualisation spécifique à chaque territoire est questionnée. La comparaison des pratiques effectives et déclarées des enseignants des deux territoires ne nous permet pas de repérer une contextualisation réellement spécifique bien que la contextualisation « méso/régionale » constituerait un élément de différenciation. A l’heure où la prise en compte des contextes entre explicitement dans la formation initiale des enseignants, il semble nécessaire de fournir aux formateurs des outils opérationnels permettant de sensibiliser les futurs enseignants aux dimensions contextuelles de l’enseignement des mathématiques, en particulier dans le domaine de la géométrie."

Comparative study of learning interactions during geometry sessions in cycle 3 of elementary school: the case of French Polynesia and French Guyana

"Starting from the observation of similarities and differences between the two territories, French Polynesia and French Guyana, this study questions, in a comparative dimension, the place of contexts in the teaching of geometry in cycle 3 of elementary school. This disciplinary choice is motivated in particular by the presence of elements related to geometry in the cultures specific to the territories. A first approach allows us to question the contextualization operated by the teachers and its influence on the interactions in teaching-learning situations. The study of effective practices shows that the contextualization operated in geometry is essentially "micro-situational" and that the artifacts and gestures make it possible to prolong the exchanges, to avoid communication breaks and to participate in collaborative work. In a second approach, teachers' representations of the importance and meaning they attribute to contextualization in mathematics are studied. It appears that the teachers express the indispensable character of taking into account the students' environment in order to teach. However, the proposals for contextualized exercises that they provide show in majority relatively low degrees of contextualization. This can be explained by the difficulty of reinterpreting mathematical activities in their relation to contexts. Moreover, it appears that the area of contextualization that is favored is the one that is most related to everyday life: "magnitude and measurement". Concerning geometry, the proposals for contextualized teaching are undoubtedly more difficult to conceive, but the proposals collected are almost exclusively of a stronger degree. As far as contextualizations related to regional languages are concerned, examples are only given in French Polynesia. In a third approach, the existence of a specific contextualization in each territory is questioned. The comparison of the actual and declared practices of teachers in the two territories does not allow us to identify a really specific contextualization, although the "meso/regional" contextualization would constitute an element of differentiation. At a time when taking contexts into account is explicitly included in initial teacher training, it seems necessary to provide trainers with operational tools to make future teachers aware of the contextual dimensions of mathematics teaching, particularly in the field of geometry."



URL :  https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03504854/document


mot(s) clé(s) :  enseignement primaire (ou école élémentaire), mathématiques (discipline), pratiques pédagogiques