Veille et analyses de l'ifé

Entre recherches et pratiques

   Vous êtes ici : Accueil » Dernières mises à jour » Détails du colloque

Pays : France  Langue(s) : français 

ADMEE 2021 - 33ème colloque de l'ADMEE-Europe - Pluralité de contextes, pluralité d’évaluations en éducation : quelles interactions et quels enjeux?


Date :  du 30-03-2021 au 01-04-2021

Lieu :  Université des Antilles, Pointe-à-Pitre

Organisation :  Association pour le développement des méthodologies d'évaluation en éducation (ADMEE)

Au vu du contexte sanitaire actuel et de son évolution incertaine, ce colloque se tiendra sous forme hybride : présentielle (en Guadeloupe) et/ou virtuelle (à distance). Toutes les conférences, tables rondes et communications se feront en direct et pourront être suivies à distance. Elles pourraient être enregistrées et diffusées via la plateforme web du colloque.



Programme : 

Le Centre de Recherches et de Ressources en Education et Formation de l’Université des Antilles est honoré d’organiser le 33ème colloque international annuel de l'ADMEE-Europe, ses intérêts scientifiques s’inscrivant pleinement dans la thématique du colloque et tentant de comprendre les effets des transformations contextuelles complexes sur la formation et les apprentissages.

Au vu du contexte sanitaire actuel et de son évolution incertaine, l’équipe d’organisation relèvera le défi de proposer le prochain colloque international annuel de l'ADMEE-Europe sous forme hybride : présentielle (sur le campus universitaire de Fouillole, en Guadeloupe) et/ou virtuelle (à distance). Toutes les conférences, tables rondes et communications se feront en direct et pourront être suivies à distance. Les communications pourront être enregistrées et diffusées via la plateforme web du colloque. Le colloque sera précédé par un pré-colloque virtuel, le 29 mars 2021, destiné aux jeunes chercheur∙ses (étudiant∙es et doctorant∙es).

-----

Cadrage et axes thématiques complets à consulter sur le site du colloque.

Le 33ème colloque de l’ADMEE-Europe propose de mettre en discussion ces questionnements et d’apporter un regard croisé des chercheurs et chercheuses sur la complexité et la pluralité des évaluations dans des contextes pluriels en interaction. Les travaux présentés viseront à débattre des enjeux transversaux suivants :

  • Identifier l’impact des différents contextes pluriels au niveau macro (p.ex., contexte économique, historique, socioculturel ; politiques et cultures éducatives, pilotage d’un système), méso (p. ex., établissements, équipes disciplinaires, etc.) et micro (p. ex., classe, discipline, contenu, acteur·rices) sur l’évaluation et inversement ;
  • Modéliser les relations et interactions entre les contextes et les différentes formes d’évaluations ;
  • Rendre compte des éventuelles tensions et transformations liées à la relation ou à l’interaction entre contextes au regard d’enjeux évaluatifs ;
  • Comprendre les mécanismes pouvant expliquer l’impact réciproque entre contextes au regard d’enjeux évaluatifs.

Ces enjeux s’organiseront autour des axes thématiques suivants :

1. L’agir évaluatif en situation scolaire et en formation universitaire ou professionnelle : entre des contextes pluriels ?

Cet axe thématique vise à appréhender l’agir évaluatif des enseignant∙es et des formateur∙rices dans différents ordres et niveaux de formation, allant de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur, ou à la formation professionnelle. L’agir évaluatif peut être saisi à travers des cadres théoriques, spécifiques et plusieurs questions peuvent être abordées en vue de mettre en lumière des gestes, des représentations, des croyances en tenant compte des contextes et de la diversité des référents (pensées auto-référenciées, éléments du micro, méso ou macrocontexte, etc.). Il peut s’agir, par exemple, d’expliquer le processus sous-jacent des interactions des contextes évaluatifs pluriels qui sont convoqués par le corps enseignant mais aussi d’identifier les éléments qui sont réellement mobilisés dans l’agir évaluatif (Mottier Lopez, 2017). Quelles sont les contraintes qui pèsent et lesquelles encouragent ? Sont-elles révélatrices de préoccupations (de validité, faisabilité, utilité de l’évaluation, etc.) complémentaires ou contradictoires (Tourmen & Mayen, 2012) ? Comment des décalages éventuels entre des contextes (nationaux, locaux, etc.) sont-ils gérés et au prix de quels compromis ? Comment l’agir évaluatif interagit-il avec l’agir auto-évaluatif des élèves ou des étudiant·es (Hadji, 2012) ? Comment identifier les besoins éducatifs particuliers des élèves et de quels paramètres contextuels tenir compte ou pas ? Comment différencier au mieux, sans stigmatiser, et réguler les activités des élèves en vue de soutenir les progrès ?

2. Former à l’évaluation à la croisée de contextes multiples : vers une culture plurielle ?

Dans des périodes de réformes successives des systèmes éducatifs, aux enjeux plus ou moins antagonistes, oscillant entre des modèles de formations « traditionnelles à dominante instructives et applicatives » (Boudjaoui & Clénet, 2011) ou à l’inverse plus axées sur le développement professionnel, l’interrogation sur la construction des savoirs professionnels en évaluation (Jorro, 2009 ; Nizet, 2013) est importante. En prenant en considération les quatre registres de l’agir évaluatif (culturel, identitaire, fonctionnel et symbolique), on peut s’interroger sur leurs interactions à la lumière de la diversité des contextes, et des interrogations complémentaires peuvent être envisagées. Par exemple, quels sont les référents privilégiés actuellement selon les programmes dans des contextes différents ? Quels sont leurs limites et leurs failles ? Comment ces référents sont-ils concrètement déployés dans les formations ? Comment sont-ils interprétés par les formés ? Quels sont les « transferts » possibles vers le terrain ? Quelle est la prégnance des cultures évaluatives personnelles et collectives sur la construction de savoirs professionnels en évaluation (Nizet, 2013) ?

3. L’évaluation de dispositifs et de politiques de formation : comment conjuguer des sources multiples ?

Dans cet axe thématique, il s’agit de tenter de saisir la complexité de l’évaluation des dispositifs de formation qui s’article théoriquement entre plusieurs finalités : estimer la productivité mais aussi assurer le suivi et la régulation de l’ensemble du processus (diagnostiquer les points forts et faibles, les points de vigilances dans les principales étapes de l’ingénierie, de l’analyse des besoins et la conception ou l’appropriation du cahier des charges à l’appropriation des objectifs de formation). Compte tenu de cette complexité, ainsi que de la diversité des acteur·rices (externes, internes) qui peuvent être parties prenantes, la multitude des démarches évaluatives possiblement impliquées peut être interrogée : sont-elles convergentes ou contradictoires ? Quels sont les référents convoqués ? A partir de quelle référentialisation (Figari & Remaud, 2014) ? A quelles difficultés et contraintes contextuelles les démarches se heurtent-elles ? Prennent-elles en compte le même type de réalités, voire les différents aspects des réalités concernées par le dispositif sous-jacent ?

Ces questionnements peuvent faire l’objet des communications lors de ce colloque, ainsi que tant d’autres qui visent à toujours mieux comprendre les conditions de la mise en œuvre des dispositifs de formation et d’évaluation eu regard à la diversité des contextes.

Ce colloque sera aussi l’occasion de présenter les questionnements propres à chacun des cinq réseaux thématiques de l’ADMEE-Europe en lien (ou non) avec les trois axes thématiques définis :

  • Apprentissages scolaires et évaluations externes (ASEE)
  • Évaluations et didactiques (EVADIDA)
  • Évaluation et enseignement supérieur (EES)
  • Recherches collaboratives sur les pratiques évaluatives (RCPE)
  • Reconnaissance, valorisation et validation des acquis de l’expérience (RVVAE)



URL :  https://admee2021gp.sciencesconf.org/...


mot(s) clé(s) :  évaluation