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Pays : France  Langue(s) : français 

Colloque international inter-AREF : "Politiques et territoires en éducation et en formation : enjeux, débats et perspectives"


Date :  du 08-07-2020 au 09-07-2020

Lieu :  Université de Lorraine - Campus Lettres et sciences humaines - 23 boulevard Albert 1er - BP 60446 - 54001 NANCY CEDEX

Organisation :  Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication (LISEC) - Association des enseignants et chercheurs en sciences de l'éducation (AECSE)

Le colloque « Politiques et territoires en éducation et formation » est organisé conjointement par le Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Éducation et de la Communication (LISEC EA 2310) et l’Association des Enseignant.e.s et Chercheur.e.s en Sciences de l’Éducation (AECSE). Il a pour objectif de réfléchir aux rapports entre les politiques d’éducation et de formation et les territoires à partir de trois axes : 1) la mise en œuvre et la réception des politiques dans les territoires ; 2) le questionnement portant sur le changement de nom de la section « sciences de l’éducation » en « sciences de l’éducation et de la formation » et enfin 3) le territoire compris comme un ensemble structuré d’espaces de cheminement.



Programme : 

Appel à communication

Les trois axes sont ouverts aux réflexions philosophiques, épistémologiques, éducatives, communicationnelles et socio-politiques sur la manière d’aborder les liens entre politiques et territoires, entre éducation et formation.
1) Axe 1 : La mise en œuvre et la réception des politiques dans les territoires
Ce premier axe a pour ambition d'interroger les rapports entre les politiques et les territoires en lien avec les mises en œuvre de l'action éducative ou formative. Le ou les territoires sont entendus ici comme des espaces particuliers, présentant une frontière délimitant un dedans et un dehors (Zourabichvili, 2003, p.28) ; ces limites peuvent être physiques mais également symboliques, culturelles... En cela, les territoires génèrent un sentiment d’appartenance. En outre, les territoires révèlent également une relation subjective des individus à l’espace et peuvent représenter une unité culturelle forte. Dans cet axe, les propositions de communication peuvent s’inscrire dans l’une des trois thématiques suivantes :

  1. Première thématique : le territoire, source et ressource
  2. Deuxième thématique : le territoire, espace d’élaboration des politiques
  3. Troisième thématique : la réappropriation des politiques par les territoires / les acteurs


2) Axe 2 : Le changement du nom de la section en « sciences de l’éducation et de la formation » (SEF) : un territoire interrogé par la recherche
Ce deuxième axe concerne les changements introduits par la modification de nom de la section « sciences de l’éducation », qui est devenue « sciences de l’éducation et de la formation » en 2019. Cet acte politique et scientifique est susceptible de modifier le rapport des chercheurs à leur section de rattachement. Cet axe s’intéresse donc aux phénomènes de changement qu’il est possible d’observer à cette occasion. Le territoire est compris ici - et cela peut être discuté - comme un « territoire scientifique » à articuler avec le champ originaire, en lien également avec des questions d’expertise, de projets de recherche, de légitimité... tant au niveau national qu’international. Dans cet axe 2, les propositions de communication peuvent s’inscrire dans l’une des trois thématiques suivantes :

  1. Première thématique : Ce changement de nom redessine le périmètre scientifique du champ, la formation y est dorénavant comprise explicitement (l’arrêté du 18 décembre 2018, JO 19 janvier 2019). Il induit une redéfinition de la section dans l’espace de recherche national. En conséquence, le périmètre d’expertise est aussi redéfini. Le changement de nom se réfère au territoire et questionne la lisibilité internationale de la dénomination en comparaison avec la terminologie anglo-saxonne : Training, vocational training, education, learning... De fait, ce changement de nom peut-il être perçu comme un « repli » politique ou territorial, associé à une tentative protectionniste d’une culture disciplinaire ?Les propositions de communication attendues peuvent ainsi s’interroger sur la nature de ce changement de nom et sur ses conséquences en termes de périmètre(s) scientifique(s).
  2. Deuxième thématique : Le changement du nom semble motivé par une configuration disciplinaire nationale (territoire) et nous fait prendre le risque d’un éloignement de la nomenclature internationale : educational sciences, pedagogical and educational research. Les Sciences de l'Éducation et de la Formation (SEF) sont une section jeune. Néanmoins, leur histoire est riche et les disciplines contributrices variées. Pourtant les disciplines fondatrices (histoire, philosophie, psychanalyse, psychologie développementale...) ont progressivement perdu de l’influence au profit d’autres (TICE - informatique, éducation à l’environnement, psychologies cognitive et sociale). Cette évolution risque de conduire à une reconfiguration du champ caractérisée par des tensions épistémologiques (Pourtois et Desmet, 2007) qui sont incarnées par une orientation plus positiviste (recherche de causalités induisant la posture d’expert) versus une conception herméneutique (recherche de sens induisant la posture d’intellectuel, Winock, 1999). Les propositions de communication attendues peuvent ainsi s’interroger sur la nature de la reconfiguration impliquée, ses tensions, et aussi sur ses effets sur les positionnements des chercheurs : comment le chercheur se positionne-t-il sur un axe allant de la figure de l’expert à celle de l’intellectuel, ces deux postures exerçant sur lui une tension contradictoire ? (Lapostolle, 2019).
  3. Troisième thématique : L’espace de recherche nouvellement défini peut comporter plusieurs territoires. Le chercheur est donc amené à redéfinir son « territoire » (Choukri Ben Ayed, 2018). L’ajout du terme "formation" à la section Sciences de l'éducation traduit également une évolution de la « commande » politico-sociale adressée à la recherche en éducation (Casella, 2005). Les SEF se trouvent sollicitées pour répondre aux questions qui se posent sur les territoires et qui sont liées aux reconfigurations des politiques. Les propositions de communication attendues peuvent ainsi s’intéresser à l’apparition de nouveaux territoires comme l'inclusion scolaire, l’insertion professionnelle, la circulation de biens éducatifs, à l’apparition de nouveaux acteurs (formateurs et organisations de formation) et les enjeux de leur intégration, ou aussi à la construction des problèmes politiques (concernant l’éducation et la formation) et l’implication des chercheurs en Sciences de l’éducation et de la formation dans cette construction.


3) Axe 3 : Le territoire compris comme un ensemble d’espaces de cheminement
Le territoire en lien avec les savoirs, l’apprentissage, l’emploi, le politique peut être appréhendé en tant qu’espace compris comme étendue, comme temporalité, ou comme espace socio-culturel, réel ou virtuel. Ces trois acceptions affectent le cheminement des individus, les choix effectués et les compétences qu’il est possible d'acquérir ou qu’il faut mobiliser. Dans l’axe 3, les propositions de communication peuvent s’inscrire dans l’une des trois thématiques suivantes :

  1. Première thématique : Les politiques, en définissant des cadres thématiques d’éducation et de formation portant sur des enjeux territoriaux et proposant des financements en matière de ressources et de développement de dispositifs, ont une influence sur la nature des médiations possibles avec le savoir (Chalmel et al., 2016 ; Denave, 2015). Les propositions de communication attendues peuvent ainsi s’interroger sur l’influence que peuvent avoir les politiques de diffusion et de médiation des savoirs sur les rapports de l’individu au territoire et au savoir à travers le numérique, l’acculturation, l’expérience du parcours professionnel, dans des domaines comme l’usage étudiant des bibliothèques universitaires ; la relation pédagogique dans le cadre de la Validation des Acquis d’Expérience (VAE) ; le bilan de compétences professionnel, etc.
  2. Deuxième thématique : les politiques se définissent à différentes échelles (Europe, états, régions, collectivités...) et peuvent être liées les unes aux autres (Bisenius-Penin, 2017 ; Caro, 2006). Ceci questionne le pouvoir des unes et des autres au travers des financements, des orientations stratégiques, des possibilités de partenariat ou encore des oppositions. Les propositions de communication attendues peuvent ainsi s’intéresser à la manière dont la notion de territoire questionne-t-elle les orientations politiques en matière de formation, d’éducation et d’emploi, en ce qui concerne notamment l’influence de l’Europe, le partenariat État- Région sur l’analyse des besoins et la prospective formation-emploi ; les observatoires liés à l’insertion, etc.
  3. Troisième thématique : les technologies actuelles permettant des formes de dématérialisation et de déterritorialisation, les plateformes web, les réseaux sociaux, les gestionnaires d’espaces de formation et d’espaces documentaires... occupent une place privilégiée qui peut affecter les problématiques d'éducation et de formation (Paquelin et al., 2006 ; Cisel et Bruillard, 2012 ; Papadoudi, 2000). Les propositions qui s’inscrivent dans cette thématique peuvent porter sur la manière dont le numérique peut, ou non, reconfigurer le rapport aux espaces et aux savoirs, en s’intéressant, par exemple, aux Formations en Ligne Ouvertes à Tous (FLOT, ou MOOC en anglais), aux plateformes collaboratives, et plus généralement aux plateformes d’enseignement et de formation à distance.

Modalités de soumission
Chaque proposition de communication devra répondre aux normes suivantes :

  • Nom, prénom du ou des auteurs
  • Institution(s) de rattachement
  • Adresse(s) de messagerie
  • Titre de la communication proposée
  • Axe dans lequel elle s’inscrit
  • Mots-clés (5 maximum)
  • Résumé de 3 000 signes (espaces compris), qui mentionnera la problématique, les données sur lesquelles se fonde l’analyse, les approches méthodologiques et disciplinaires mobilisées et les résultats
  • Des éléments de biographie (max. 300 signes)

La proposition, au format .doc ou .odt sera déposée sur le site du colloque https://inter-aref-2020.event.univ-lorraine.fr

Calendrier

  • 3 mars 2020 : date-limite de réception des propositions de communication
  • 2 mars 2020 : avis sur les propositions de communication
  • 15 juin 2020 : publication du programme final
  • 8-9 juillet 2020 : colloque


URL :  https://inter-aref-2020.event.univ-lorraine.fr/...


mot(s) clé(s) :  territoire, politiques en matière d'éducation