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Pays : France  Langue(s) : français 

Le développement durable dans la formation et les activités d'ingénieur


Date :  du 07-12-2020 au 07-12-2020

Lieu :  Paris

Organisation :  Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Comment les écoles d'ingénieurs intègrent-elles le développement durable dans leurs contenus de formation, entre contenus spécifiques (responsbailité sociale des entreprises, éthique de l'ingénieur, enjeux sociétaux ou éco-conception) et réorientation de toutes les disciplines vers les enjeux du développement durable ? Les propositions attendues (recherche, expérience ou témoignage d'entreprise, pratique pédagogique originale ou réflexion personnelle) viseront à alimenter les débats.



Programme : 

Argumentaire

En 1987, la commission Brundtland définissait le développement durable comme «un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs».

Plus de 30 ans après son adoption par les Nations Unies, le concept de Développement Durable est positionné au cœur des champs de réflexion de la plupart des institutions internationales et des États, celui des entreprises et des formations d’ingénieur (Cf. Cti-Références et Orientations 2019), sans qu’on sache vraiment de quel « développement » ni de quels « besoins » nous parlons.

L’ingénierie qualifiée de durable semble devoir étendre ses activités aux plans environnemental, économique et social. Que devient alors le périmètre de ses responsabilités ? On rêverait qu’elle soit omnisciente, polyvalente et transdisciplinaire, analyse du cycle de vie et de mort des objets dans un contexte planétaire, mais quelle forme d’organisation peut accepter cet idéal ? Dans quel « système » peut‑elle être opérationnelle, pratique et scientifique (écosystème, parties prenantes d’un projet, flux d’énergie et de matière, etc..) ?

Même si les technologies repoussent les limites cognitives, force est de reconnaître que, dans notre époque de « grande accélération », les butées se multiplient : les ressources énergétiques, les ressources en matériaux, minéraux, terres rares, la disponibilité en terres habitables et cultivables, l’accès à l’eau, la pollution tant aquatique et tellurique qu’atmosphérique, l’évolution du climat dans des directions incertaines, la chute (certains disent l’effondrement) de la biodiversité au point de pouvoir affirmer que nous sommes en train de vivre la 6èmegrande extinction de la très longue histoire du vivant. L’enjeu fondamental est de préserver, dans l’avenir, des options désirables, acceptables, vivables. Pouvons-nous prendre en compte le long terme ? Sommes-nous solidaires avec les générations futures ?

Comment le développement durable est-il intégré dans les formations et les activités d’ingénieurs ? Est-il une discipline,un objet ou une « chose » ? Renvoie-t-il à une pratique univoque ? Est-il un oxymore, un syntagme polysémique, aux usages et fonctions très divers regroupant un ensemble de convictions, de pratiques et d’institutions chargées de sens variables ? Quels enjeux soulève-t-il ? Quel débat suscite-t-il ? Quels projets de société et intérêts d’acteurs publics ou privés met-il en jeu ?

Nous abordons ce questionnement, sans exhaustivité, à partir des activités économiques et sociales exercées par l’ingénieur, dans le contexte d’industries lourdes (nucléaire, chimie, extraction), d’activités liées à des problématiques sanitaires (alimentation), de santé (industries pharmaceutiques, hôpitaux), d’environnement (agriculture et industrie), de sécurité (institutions diverses, police, armées, transports).

Comment les écoles d’ingénieurs intègrent-elles le développement durable dans leurs contenus de formation, entre contenus spécifiques (RSE, éthique de l’ingénieur, enjeux sociétaux ou éco-conception) et réorientation de toutes les disciplines vers les enjeux du DD ?

Chaque communication pourra présenter une recherche (résultats, en cours, projets...), une expérience ou un témoignage d’entreprise, une pratique pédagogique originale, une réflexion personnelle... Les propositions attendues viseront à alimenter les débats qui seront organisés autour de quatre ateliers (Voir présentation des ateliers page suivante) :

  • S’engager dans la transition ?
  • Penser la durabilité ?
  • Interculturalité et développement durable ?
  • Former au développement durable ?

Modalités et échéances

Votre projet de communication comprend d’abord un résumé de 200 mots maximum à nous faire parvenir sous format Word (police Times New Roman, taille 12, interligne 1,5) avec maximum cinq mots clés au plus tard pour le 7 février 2020 (délai de rigueur).

L’intention de communication ainsi que le texte final sont à transmettre, sous formats Word et PDF à: secretariat[a]reseau-ingenium.fr Résumés et communications intégrales seront soumis à une expertise en double aveugle.

Les communications retenues et discutées en colloque seront publiées sous forme d’actes en ligne. Des articles sélectionnés feront l’objet d’une publication dans un numéro spécial de l’EJEE.



URL :  https://reseau-ingenium.fr/.../


mot(s) clé(s) :  enseignement supérieur, education au développement durable